Cathédrale Saint-Corentin de Quimper

Cathédrale Saint-Corentin de Quimper

La basilique cathédrale Saint-Corentin, est un lieu de culte catholique sous le patronage de Notre-Dame et du premier évêque légendaire dont elle porte le nom, saint Corentin. La cathédrale actuelle occupe un emplacement où plusieurs sanctuaires se sont succédé et dont l’on sait peu de choses.

Une cathédrale préromane avait été élevée sous l’épiscopat de Félix. Bien qu’attestée en 1128, on ignore l’essentiel de ses caractéristiques.
La cathédrale gothique est construite en trois fois, l’impulsion initiale étant donnée en 1239 par l’évêque de Cornouaille Rainaud.
De 1240 à 1336 est construit le chœur (consacré en 1287), La nef et le transept sont construits de 1424 à 1485, après démolition de la cathédrale romane, Les voûtes de la nef, enduites d’ocre ne sont complètement posées qu’entre 1486 et 1493.

Le 10 août 1613 la toiture de la tour nord est endommagée par un incendie. Le 1er février 1620, la foudre frappe la flèche de la tour de plomb y mettant le feu. Les habitants de Quimper essaient de combattre l’incendie avec l’emploi de 150 barriques d’eau et d’une cinquantaine de charretées de fumier, mais l’incendie poursuit ses ravages. Les chanoines du chapitre approchent les saintes reliques des flammes ; peine perdue. Pour lutter contre ce fait de sorcellerie, les chanoines décident alors de jeter dans le brasier un pain de seigle renfermant une hostie et d’asperger le feu d’eau bénite mélangée à du lait de femme. Miraculeusement, le démon quitte les flammes et le feu s’éteint, mais le clocher est totalement ruiné. La légende affirme que le pain de seigle contenant l’hostie fut retrouvé intact au milieu des cendres. Cette anecdote est connue sous le nom du « diable de Quimper-Corentin ».

Vue arrière de la Cathédrale Saint-Corentin

Au XVIIème siècle sont construits l’orgue et sa tribune ainsi que la chaire baroque.

Sous la Révolution, la cathédrale est, comme un grand nombre d’édifices religieux, victime de la sauvagerie révolutionnaire. Mobilier, objets sacrés et statues polychromes sont brûlés ou dispersés. Les reliques de Saint Corentin sont néanmoins sauvées, selon la tradition locale, un menuisier, Daniel Sergent, réussit à les soustraire, ainsi que celles du bienheureux Jean Discalceat et les transporter en l’église d’Ergué-Armel…
La Cathédrale est transformée en temple de la Raison et les échoppes fabriciennes accrochées aux flancs de la cathédrale sont converties en débits de boisson.
Le bâtiment sera rendu à sa vocation religieuse avec le Concordat.

Classée Monument Historique sur la liste de 1862, la cathédrale est entièrement restaurée dans les années 1990 et 2000 qui voient la consolidation de ses structures et la restitution partielle de sa polychromie originelle plus vive.

Santig Du – Cathédrale Saint Corentin, Quimper

Santig Du, ou Yannik, est né à Saint-Vougay, dans le Léon, vers 1280. Il devient moine franciscain, en 1316, à Quimper. Il est surnommé le petit saint noir car il portait un habit noir, marchait pieds nus et comme il se lavait très peu, il avait la peau noire, explique la légende. Il est le saint qu’on vient voir quand on veut le beau temps ou quand on a la migraine ou que l’on a perdu un objet.

La légende dit que, qui vient implorer l’aide de Santig Du, se doit de lui faire une offrande, un pain fera l’affaire, et il n’est pas rare, même de nos jours, de voir du pain enveloppé dans du papier déposé aux pieds du Santig Du. Cette pratique date du XVe siècle, les pains déposés sont ensuite laissés à disposition des plus démunis. A défaut de pain une pièce de monnaie déposée dans un tronc peut également faire l’affaire.

Santig Du a consacré sa vie entière aux pauvres, notamment lors des guerres, entre 1344 et 1345, la famine en 1346 et la peste entre 1348 et 1349. À force de soigner les malades, l’homme finit par mourir de la peste, à l’âge de 69 ans. On raconte que sa statue, édifiée au XVIIe siècle, a été enlevée lors de la Révolution française pour être brûlée. Tombée de la charrette, une femme la récupéra en la cachant sous sa jupe…

Mise au Tombeau à 8 personnages

La mise au Tombeau à 8 personnages installée en 1868 dans la cathédrale Saint-Corentin de Quimper, fut réalisé par monsieur Froc-Robert, sur la demande de l’évêque de l’époque, Mgr Sergent.
Autour de la dépouille du Christ se tiennent de gauche à droite : Joseph D’Arimathie, St Jean l’Evangéliste, Marie mère de Jésus, Marie-Madeleine, Marie Salomé, Marie mère de Jean et Nicomède.

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